Épisode 47

Samedi le 9 septembre

Jour #12

Dans la chambre de Math – 20h20

Cynthia Murphy

 

Dans les films, c’est toujours simple.

Les filles sont parfaites. Les gars aussi sont parfaits. Les élans sont toujours prodigieusement programmés, les répliques impeccablement rédigées, les faux pas presque toujours cutes et il n’y en a jamais un des deux qui a l’air de se poser plein de questions.

Comme mon dessous de bras, par exemple. Comment éviter que sa main glisse sous mon bras et qu’il voit à quel point je suis stressée? Est-ce que j’embrasse bien? Lui, il embrasse bien. Un cinq étoiles dans les deux seuls resorts que j’ai visités. Et admettons que ses yeux se rendraient jusque là, quelle brassière est-ce que j’ai mise, ce matin? Celle qui me remonte un peu les seins et qui me donne l’air d’avoir une poitrine ou l’autre? Celle qui laisse un drôle d’espace entre l’ourlet et le cerceau. Les bobettes. Misère, les bobettes, faites que je n’aie pas mis mes bobettes de Bob l’Éponge.

– Aïe! que je m’écrie.

Dans les films, c’est toujours simple.

Shit, je m’excuse! Est-ce que ça va?

Dans la vraie vie, Math me pète la tête dans le cadre de porte, il me laisse tomber et ses mains lâchent mes hanches pour s’attarder à l’os qu’il vient de fracturer.

Va savoir pourquoi, ça tue un peu le vibe quand on se retrouve tous les deux dans son lit.

– J’avais déjà dit oui, t’étais pas obligé de m’assommer pour me traîner dans ta chambre.

– Vrai, qu’il sourit. Sauf que tu ne peux pas te sauver si t’es semi-consciente.

C’est comme ça qu’un quinze minutes de futurs regrets se transforme en un quinze minutes d’élan avorté. Quatre centimètres d’altitude en moins, une bordure esquivée et je ne sais pas où serait rendue ma tête si elle n’était pas entre les bras de Math qui la serre en riant.

– Qu’est-ce que t’as, à trouver ça drôle comme ça? que je marmonne en me frottant le crâne.

– C’est juste que… on dirait que c’est récurrent d’avoir l’air cave quand j’essaie de t’impressionner.

– Mouais… Je vais être impressionnée si je n’ai pas une commotion cérébrale.

Il se laisse tomber sur le dos et avec son petit sourire au coin des lèvres, il replie les bras sous sa tête.

– Inquiète-toi pas, qu’il dit. T’as la tête ben trop dure pour ça.

Sans plus de contacts physiques, il fixe le plafond et on reste là, sans bouger.

– On fait quoi? qu’il demande au bout d’un moment.

– J’sais pas trop. J’pensais pas que tu m’amenais à ta chambre pour qu’on se parte une partie de Bridge dans ton lit.

Il se tourne vers moi, il me regarde un peu surpris et il fronce les sourcils

– Quoi, pensais-tu que j’allais essayer de conclure ça, à la va-vite, en quinze minutes?

Quand il voit que je ne réponds pas, il se relève sur un coude.

Wait… Ça aurait marché?

C’est pour ça.

Oui, je pensais que c’est ce que t’allais faire et c’est exactement pour ça que j’hais les maths parce que même quand je connais la bonne formule à appliquer, je me trompe toujours. J’arrive quelque part dans le champs avec une réponse comme «quatre», quand la bonne est «angle obtus».

Math est un angle obtus.

Je l’imaginais plus simple et prévisible, comme un angle droit et voilà qu’il m’arrive avec ses quelques degrés de pas rapport en trop. Tu ne pourrais pas juste t’arrêter à 90, comme c’est attendu d’un fuckboi, Mathieu Lacombe, que je n’aie pas envie de connaître le deuxième et troisième degré qui se cachent derrière ta façade basic?

– Je le sais, qu’il finit par dire.

– Hmm?

– Je le sais que t’hais les maths, c’est la première chose que tu m’as dit quand je suis arrivé à l’école.

– C’est quoi le rapport?

Il regarde mes lèvres, il regarde mes yeux, il regarde encore mes lèvres et moi, j’essaie d’ignorer les siennes

– Tu penses que je suis un cave? Si je veux que tu m’aimes, je le sais ben qu’il faut commencer par 2+2 avant de sauter à l’algèbre.

2+2. Ça me représente bien, je trouve. Une équation plate parmi les 576 autres qui se figurent à la dernière page de l’agenda. On doit être à peu près ça à S. de Champlain, 576 élèves.

– T’es plein d’espoir si tu penses me faire aimer les maths.

– Hmm-hmm, qu’il sourit.

Il regarde mes lèvres une dernière fois et juste comme je pense qu’il va m’embrasser, il se penche par-dessus moi, il prend un oreiller et il le glisse inconfortablement entre nous deux. Pendant qu’il se tortille pour faire de la place, il pousse mes jambes avec son coussin.

– Veux-tu ben me dire ce que tu fais? que je m’impatiente.

Il m’adresse la même expression qu’il m’adresse toujours quand il s’apprête à dire quelque chose d’imbécile.

– Je fais pareil comme toi, qu’il dit en regardant son entrejambe couvert pas l’oreiller. J’cache mes émotions.

Et c’est comme ça que le moment s’envole. Quand j’essaie de le dévisager, qu’il sourit comme un enfant de cinq ans  et que ça m’exaspère. Alors, je ris. Il rit, lui aussi. On se retrouve dans un entremêlement de bras qui ne nous appartiennent pas et on rit, proches de l’autre pour les dix minutes et treize secondes qu’ils nous restent. Perdus quelque part dans l’équation erronée 2+2=angle obtus.

C’est ça l’affaire avec les maths. C’est que tout est toujours un absolu. Il n’y a rien de relatif, deux plus deux donneront toujours quatre et je sais bien que lundi, Math sera à nouveau Math, un angle à 360 possibilités dont je ne ferai pas partie. Quant à moi, je serai à ma place habituelle, à la table des multiplications plates.

Je suis plate.

C’est comme ça. Je ne comprends rien aux maths, je ne sais pas compter et ce soir, je vais m’arrêter. Je vais juste m’arrêter aux neuf cent secondes que constituent les quinze minutes qu’on vient de s’accorder.

 

À la pizzéria – 21h00

Mathieu Lacombe

Cyn réfléchit trop.

Elle pense à demain, moi, je pense à hier, je n’arrête pas de retourner les images de la dernière heure dans ma tête et c’est pour ça que j’aurais dû marcher au lieu de prendre ma planche à roulettes. Ça roule mal quand on est en train de flotter sur un nuage.

– Deux all dressed et un milk shake, s’il-vous-plaît, ma belle dame! que je demande à la caissière en lui tendant mon billet de vingt.  

Parfaite pour l’emploi, ses doigts ont l’air de cinq gros pepperonis entre lesquels elle retourne mon change. Elle part à l’arrière et pendant qu’elle crie ma commande au cuisinier, je reste planté au comptoir, à sourire dans le vide comme un idiot en essayant d’attraper les dernières brises de Cyn qui se sont accrochées à ma veste.

Je trouve que dans la vie, on porte trop attention aux choses qui sont et trop peu à celles qui changent.

Celles qui sont :

Je les ai toujours. Les filles que je veux. Toujours. C’est simple comme ça — peu d’humilité, beaucoup de prétention, il y a les filles qui se jettent droit dans le feu, celles qui s’éloignent par peur de se brûler les ailes et encore là, tout le monde aime jouer avec le feu de temps en temps.

Pour être juste avec Cyn, la cruauté de l’adolescence a déjà arraché les siennes, je ne pense pas que je pourrais les brûler davantage, ni un jour les faire repousser.

Celles qui changent :

Moi.

Et si pour une fois c’était moi qui commençait à s’éteindre en espérant la convaincre d’approcher.

La serveuse revient avec ma commande et juste comme je viens pour aller fantasmer sur les envies que j’ai dû retenir :

– Tasse-toé, LaTombe. T’es dans mes jambes.

Mathieu Rancourt, entouré de Sam et de l’autre gnome qui ne dit jamais un mot parce qu’il a trop peur des deux autres. À trois contre un, je ferais mieux de me tenir tranquille.

– Tiens, que je soupire en croquant dans ma pointe, j’attendais justement que tu partes de chez vous pour aller jouer dans celles de ta mère.

Ok, j’ai peut-être épuisé ma réserve de self control pour ce soir.

– En passant, que je reprends, de rien pour hier.

Je viens pour me faufiler dans l’ouverture qui les sépare, mais Sam et Rancourt se rapprochent et ferment le passage du même coup.

– Tu penses que je l’sais pas que t’as quelque chose à voir là-dedans?

– ‘Sais pas de quoi tu parles.

– Deux cent personnes au même party et c’est moi que le WB décide de venir fouiller. Achever ton adversaire en essayant de jouer au héro, smart. Mais t’es pas assez smart pour moi, Lacombe.

– Non? que je souris avec ma face de baveux. Pourtant, j’pense que le message a déjà commencé à faire le tour. Rancourt avec du GHB dans ses poches, c’est certainement pas moi qui l’a glissé là.

– Bah… qu’est-ce qu’un gars ne ferait pas pour une pipe? qu’il répond en haussant les épaules.

Il me contourne, il prend un des journaux qui traine dans une pile pêle-mêle à côté de la caisse désertée et il commence à le feuilleter en attendant que la serveuse revienne prendre sa commande.

– Ça va être ça, ta défense? Qu’une fille t’a commandé du GHB en échange de cul?

– Hmm non. Que Cynthia m’a commandé du GHB en échange de cul, qu’il me corrige. C’est ça, ma défense.

Je ris.

Je ne trouve pas ça drôle pentoute, mais je ris parce que qu’est-ce que je pourrais bien faire d’autre pour ne pas céder la victoire à Rancourt qui connaît déjà mon point faible. Je le fixe et avant que j’aie eu le temps de répliquer, Sam me brandit son téléphone sous le nez — une photo de Cyn avec les sous-vêtements d’Al dans la main, format plein écran. Celle que Betty a pris avant de l’abandonner dans une chambre, au deuxième étage.

– C’est un beau mensonge que tu t’es monté là, que je soupire en essayant de contenir la colère dans ma voix.

– Meh… Ça intéresse qui, la vérité, quand t’as une bonne histoire à conter?

Les deux autres s’enlèvent de mon chemin et ils vont rejoindre Rancourt au comptoir. Quant à moi, je marche. Je marche lentement, je pousse la porte de sortie, je m’éloigne dans la ruelle et quand personne ne me voit…

Fuck! que je crie en lançant mon milk shake sur la porte de garage la plus près. Fuck, fuck, fuck!

Je donne deux ou trois coups de planche à roulettes sur le sol, je crisse mes pointes de pizza au bout de mes bras et quand je commence à être essoufflé de frapper dans le vide, je m’appuie sur mes genoux.

Rancourt a raison.

C’est un trou de cul, mais c’est un trou de cul qui a raison. Quand t’es au sommet de la hiérarchie, comme lui, on s’en sacre des allégations. Qui dit vrai, qui dit faux, qui est-ce que ça importe l’authenticité si la fabulation est plus le fun à raconter. Les gens aiment aimer autant qu’ils aiment détester et dans un combat où l’idole de Champlain leur donnerait une raison d’haïr Cyn encore plus, qui est-ce qu’ils croiraient?

Je misais sur moi.

Entre le drogueur de femmes et le héro de la soirée, c’est sur moi que je misais. Mais je n’avais pas prévu que le king impliquerait quelqu’un d’autre et façonnées ou pas, avec ou sans preuves à l’appui, elles ne gagnent pas.

Elles ne gagnent jamais contre le king quand on les accuse d’être des trainées.

Je pense que dans la vie, on porte trop attention aux choses qui sont et au trop peu à celles qui changent.

Celles qui sont :

La cruauté de l’adolescence a déjà arraché ses ailes.

Celles qui changent :

Moi.

Je suis en train de brûler le peu de vivant qui reste encore d’elle.

 

Devant chez Paolo – 21h30

Mathieu Lacombe

Cyn Murphy : Passe par l’arrière, on est dans la cour.

Je fais des vas-et-viens sur le trottoir et je pense.

Je pense à comment je vais lui dire ça. Comment je vais lui annoncer qu’à cause de moi, lundi, elle va se faire ridiculiser?

Math Lacombe : Viens en avant, il faut que je te parle.

Je l’entends rire. Entre une couple de phrases en espagnol que je ne comprends pas et la voix de Vince qui crie quelque chose par-dessus, j’entends le rire de Cyn qui se rapproche, jusqu’à ce qu’elle apparaisse au bout de l’allée. Elle a les yeux qui brillent, la couette qui saute en même temps que ses pas, accompagnée de son rare bonheur que je suis sur le point d’anéantir.

Comment est-ce que je suis supposé lui dire ça?

– Qu’est-ce qui se passe? qu’elle demande quand elle arrive devant moi.

– Hum…

Je baisse les yeux et je fixe mes deux mains qui se sont agrippées à ma planche à roulettes pour éviter de les maganer encore plus. J’aurais dû penser plus longtemps avant de venir, je ne trouve pas les bons mots pour la détruire en douceur.

– Il est revenu? qu’elle s’inquiète. Il est revenu après que je sois partie, c’est ça?

Avec ses grands yeux, elle essaie d’attraper mon regard qui la fuit. Je ne peux pas la regarder. Si je la regarde, j’ai peur de voir comment elle m’haït.

– Non, ça n’a pas rapport à mon père. C’est que…

Je soupire.

Je me frotte le front, je ferme les yeux et je me pince les tempes entre le pouce et le majeur. Peut-être que si je pèse assez fort, je pourrais m’écraser le cerveau et devenir aveugle le temps de manquer ce moment-là.

– Arrête de me stresser, Mathieu Lacombe! qu’elle se fâche. Qui de plus important que John F. Kennedy vient de se faire tirer pour que t’aies cette face-là?

Ça sort.

Je ne sais pas trop comment, je ne sais pas exactement quels mots j’utilise, mais ça sort. D’un coup. Comme un dégueulis verbal — les rumeurs sur Rancourt qui ont commencé à circuler, la photo d’elle dans le tiroir à culottes d’Alice et comment il a l’intention de dire qu’il lui a promis du GHB en échange de sa pudeur. Je vomis mes paroles et elle, elle les écoute faire fondre ses derniers morceaux de dignité.

Quand j’ai finalement fini mon récit, le silence tombe.

Elle croise les bras et elle hoche la tête en se mordant la lèvre.

So… si je comprends bien, lundi, je vais être la salope qui suce pour une fiole de drogue, qu’elle lâche au bout d’un moment en fixant le sol.

Je ne réponds pas. On connait tous les deux déjà la réponse.

– T’as un plan pour contrer ça ou t’es juste venu m’avertir?

Je soupire.

J’ai souvent un plan, mais là, je n’en ai pas. Je ne sais pas quoi lui répondre.

– C’est fini. Tu n’es plus dans la game, Cyn. Si on ne se parle plus, ils n’ont plus de raison de s’attaquer à toi.

– Ok, c’est ça ton plan. Ton merveilleux plan pour sauver ma dignité, c’est d’arrêter de me parler.

J’acquiesce.

Elle acquiesce.

Je le sais que c’est misérable, mais j’en n’ai pas d’autres plans. Ce n’est pas comme si je pouvais les empêcher de parler.

On hoche tous les deux la tête en silence. Elle me fixe, je la fixe, elle hausse les épaules et c’est à ce moment-là qu’elle m’achève.

– Mais ils gagnent encore, Math, qu’elle soupire en s’éloignant. Ils gagnent tout le temps, s’ils réussissent encore une fois à m’enlever ce que j’aime bien.

Elle vient pour partir, mais…

Oh. Hell. No.

Aimer bien.

Aimer bien, ce n’est pas tout à fait aimer, mais c’est déjà un pas de plus dans l’échelle de l’appréciation. Quelque part entre tolérer et aimer, je pense que je viens de me ramasser un peu plus haut que de me faire apprécier.

Je monte l’allée à coups de cinq pas, je la rattrape et juste avant qu’elle franchisse la clôture de bois, je me place devant elle et je l’empêche de passer.

– Qu-qu’est-ce que tu viens dire?

– Oh, fuck off, Mathieu Lacombe, qu’elle me chasse avec agacement. Avec ou sans toi, je vais être une salope pareille, lundi. Big fucking deal. Cynthia M., 13 ans, droguée et prostituée, c’est l’histoire de ma vie depuis le secondaire un. Y’a moins d’une heure, j’allais le faire pour moins que ça juste parce que j’en avais envie. Ça fait que si tu…

Je ne la laisse pas finir.

Je jette ma planche dans le buisson, je la prends par les cuisses et je la soulève dans les airs. Parce que c’est romantique et parce qu’il n’y a pas de cadrage de porte sur lequel je risque de lui péter le crâne.

– Non, c’pas ça que t’as dit. J’pense que t’as dit qu’ils allaient t’enlever ce que t’aimes bien.

– Non, j’ai dit que j’étais une salope.

– Non, ça, on va y revenir. Mais juste avant, j’suis presque sûr que…

– YO! Papichulo! Enlevez vos culs de ma El Camino!

On se retourne. Esteban est en train de crier en se tirant une pisse un peu instable dans le buisson où traine ma planche à roulettes. Je viens pour le prévenir, mais Cyn met sa main sur ma bouche.

– Si tu l’avertis, il va faire exprès de la viser, qu’elle dit en riant.

– Ok.

– Ok, qu’elle répète.

– Tu disais…?

Elle soupire.

– Est-ce qu’on peut juste ne pas le laisser gagner pour une fois? qu’elle demande.

– Ok.

Je pense que c’est le moment où je suis supposé l’embrasser, alors je m’avance et…

Bzzz.

On se penche vers la poche qui vient de vibrer. Je l’ignore, on reprend.

Bzzz.

Je soupire.

Bzzz.

Bzzz.

Bzzz.

Je sors mon cellulaire, je déverrouille l’écran et j’ouvre les cinq nouvelles notifications de mes courriels.

What the…

Bzzz.

– Qu’est-ce qu’il y a? qu’elle demande quand je la lâche.

– Bruno Pelletier vient de…

Bzzz.

– Quoi? Est-ce qu’ils ont déjà envoyé ma photo à tout le monde?

– Non, c’est…

Bzzz.

Je ferme les yeux, je me pince l’arête du nez et je respire.

Respire, Math. Respire.

Respire avant de calisser ton cellulaire au bout de tes bras.

– Qu’est-ce qu’il se passe? qu’elle demande, inquiète.

Je le range dans ma poche et je soupire.

– Des inscriptions à culte-hérésie.

– Ok…? Et tu paniques parce que…?

Je me tourne vers elle et je plonge mes yeux dans les siens.

– Parce qu’on n’est pas supposés entrer sur le marché avant lundi, que je dis.

– Ce qui veut dire…

– Ce qui veut dire qu’ils ont reçu une invitation, que je soupire encore une fois.

– Et…?

– Ce n’est pas moi qui l’a envoyée.

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