Lettre ouverte à Mathieu Grenon

Cette journée-là Mathieu, je suis pas mal certaine que toi (et toutes les autres personnes impliquées d’ailleurs), tu t’es réveillé avec pour seule attente de te recoucher le soir même, dans le lit que tu venais de quitter. Ou peut-être pas. Peut-être que t’avais des grands projets. Peut-être que ce soir-là, t’allais dormir chez ta blonde. Peut-être que t’allais rejoindre une cocotte du Beach Club plus tard, peut-être même que t’allais conclure une date Tinder qui stagnait depuis des semaines. Ou peut-être que t’en n’avais pas de projet. Peut-être que ton seul projet, c’était de finir un peu pacté dans un lit simple à côté duquel ta mère aurait déposé deux advils pis un grand verre d’eau, un peu découragée, un peu nostalgique de son temps de jeunes folies. Un projet bien inoffensif pour un jeune de 23 ans. Peu importe c’était quoi ton projet, je serais prête à parier que t’avais clairement pas prévu de finir dans un lit d’hôpital.

Je n’aurai pas la prétention d’assumer que tu étais saoul. Je sais que les médias sont parfois une source aussi fiable que moi quand je m’obstine avec mon chum et que j’invente des facts pour gagner notre argument. Tout ce qu’on va assumer avec certitude, c’est que pendant un court moment, t’as été cave – un terme pas pire douillet en comparaison à ceux dont tu vas être qualifié dans les prochains mois, voir les prochaines années.

Pour le moment, les remords sont encore moindres. Je n’insinue pas que t’en n’as pas, juste que c’est rien si on compare à quel point le temps va finir par te ravager. D’une part parce que ton passé et tes antécédents laissent croire (et pardonne-moi si je me trompe) que ta conscience sociale n’est pas tout à fait optimale. Mais surtout parce que en ce moment, tu te remets du choc et des blessures et tu n’en mesures possiblement pas encore l’ampleur. Aussi, tu partages le fardeau de la culpabilité parce que les gens sont en colère et quand les gens sont en colère, on ne peut pas leur en vouloir, ils blâment tout le monde. Une imputabilité qui t’es allégée par la responsabilité de tes deux passagers, du Beach Club et même des policiers qui sont partis à ta poursuite.

Pour ma part, même si je comprends le réflexe humain duquel la condamnation de ceux-ci relève, je refuse de blâmer ceux que je viens d’énumérer. Est-ce que tes passagers auraient dû t’empêcher de prendre le volant? Absolument. Est-ce que des mesures plus strictes au Beach Club auraient pu changer les choses? C’est possible. Est-ce qu’une poursuite en milieu résidentiel est sécuritaire? Sûrement pas. Est-ce qu’il y a eu négligence ou bien est-ce que tu as réussi à te faufiler dans les mailles? Je ne sais pas, je n’étais pas là. Je n’ai pas tous les détails, idem à ceux qui se sont faits une opinion sur le sujet. En même temps, blâmer le Beach Club, c’est un peu comme blâmer la rue Crescent parce que les morons qui supportent mal la Tequila se tapent sur la gueule, à tous les deux coins de rue, aux petites heures du matin. Et dire que c’est la faute des policiers, c’est d’assumer qu’en prenant ta plaque et en te laissant partir pour te coincer plus tard, t’aurais pas fait plus de dommages en causant un carambolage sur l’autoroute ou qui sait, en fonçant dans la baie vitrée d’une garderie. Non. Je refuse de les blâmer parce que ça reviendrait à diviser les parts de responsabilité et ultimement Math, si eux pouvaient minimiser les dégâts, y’avait quand même juste toi qui aurait pu éviter ce drame.

Pour faire un court bilan, il suffit de visiter le site de la SAAQ pour constater que par année (ou du moins en 2016), 37 653 personnes ont été victimes d’accidents de la route, toute catégorie de blessure confondue. De ce 37 653 personnes, 1 476 ont subi des blessures graves et 351 sont décédées. 351 sur 37 653, ça a peut-être l’air de rien vite de même, mais c’est 351 personnes qui avaient plein de projets, dont celui peut-être de se coucher aux côtés des deux advils que leur mère découragée et nostalgique avait laissées à leur chevet. 351 personnes qui se sont levées en pensant qu’elles reviendraient dans le même lit et 351 personnes qui ont fini à la morgue. Je comprends qu’en ce moment, t’as peut-être pas la tête aux chiffres et regarde, je suis la première à avoir coulé mes cours de stats à trois reprises, mais puisqu’en raison d’une décision douteuse, tu vas y figurer pour l’année 2017 et que plus tristement encore sait-on que pour aucun motif relevant de sa propre responsabilité, Jean Brien y figurera également (autre que celle d’être allé prendre une marche ce jour-là), j’ai pensé que c’était utile de te le souligner.

J’ai pensé que c’était utile parce que si on peut mesurer le nombre de décès liés aux accidents de la route, c’est pas mal plus difficile de quantifier les personnes qui sont involontairement impliquées et c’est ça la vraie tragédie de la chose, Mathieu. Pendant que tu prends consciemment la décision de jouer avec la fragilité de ta vie, tu m’obliges moi, à mettre la mienne tout à fait involontairement en péril pour une décision sur laquelle je n’ai pas le droit de parole. Sur laquelle monsieur Brien n’a eu aucun droit de parole. Pendant que tu décides de t’amuser avec un véhicule que tu conduis de façon illégitime, tu bafoues mon droit à la sécurité. Un droit que je suis contrainte de fragiliser parce qu’il ne relève pas juste de moi, mais de toi aussi. Un droit qu’on partage collectivement et sur lequel on mise à toutes les fois où on conduit, à toutes les fois où on prend une marche, à toutes les fois où il nous manque de lait et qu’on se rend au dépanneur, à toutes les fois où on envoie nos enfants jouer au soleil en espérant qu’ils ne croisent pas ton chemin, un vendredi après-midi. C’est ça vivre en société. Et j’aurais espéré que sans leur consentement, tu respectes le choix de Pointe-Calumet de vivre dans la sécurité.

Ceci dit, inutile de faire ton procès puisque c’est le rôle des tribunaux de le faire. À lire les réseaux sociaux, j’en constate que le souhait collectif est que la justice soit aussi peu clémente à ton égard que tu l’as été pour ta victime. Je ne connais pas les motivations de chacun. Pour ma part, je souhaite seulement que pendant que les routes de demain deviennent plus sécuritaires que celles de hier, t’en profites pour apprendre davantage de cette sanction que de la dernière qui t’a été imposée. Je ne te souhaite pas de vivre avec la culpabilité. Pour avoir temporairement travaillé avec des détenus, je sais qu’il n’y a rien de plus lourd à porter que le poids des remords. Cette noirceur-là, elle ne s’efface pas dans les yeux de quelqu’un, elle ne s’oublie pas non plus aux yeux de ceux à qui tu as enlevé un être cher. Tout ce que je te souhaite, c’est de réaliser la portée de tes actions.

Un jour, tu vas vieillir, tu vas maturer. Tu vas comprendre que pendant que tu offrais de l’argent à un citoyen pour t’aider à te cacher, c’est pas seulement toi qui vivait un drame, mais tous ceux qui allaient être directement ou indirectement impliqués dans cette histoire – tes passagers, la victime, sa famille, les témoins, la famille de tes passagers, les policiers sur place, les policiers ainsi que tous les gens de la municipalité, les gens du Beach Club qui allaient se tagger sur l’événement, les opérateurs du 911 qui ont pris l’appel, les paramédics qui sont intervenus, les infirmières et les médecins qui t’ont traité, les journalistes qui ont relaté ton histoire et tous ceux qui l’ont lue. À différents degrés et au bout du compte, ton histoire aura impliqué sans doute autant de monde ou sinon plus que la proportion de gens qui décèdent annuellement dans des accidents de la route. 351, juste pour te rappeler.

Alors cher Mathieu Grenon,

je te souhaite de t’en remettre physiquement et moralement. Pas pleinement. Juste entre les deux. Un parfait milieu entre ta propre vie que tu viens de gaspiller et celle que t’as fauchée. Celles des familles que tu as abîmées et de tous ceux qui en ont été bouleversés. Dans ton malheur et celui que tu as égoïstement imposé aux autres, je te souhaite juste de trouver l’équilibre parfait entre ce qui va te permettre d’en tirer une leçon et ce qui va t’aider à donner l’exemple. J’espère que s’il y a une quelconque façon d’y trouver du positif, ça viendra de toi, un amendement pour les dégâts que tu as causés et une incitation à des alternatives plus responsables, pour tous ceux qui se retrouveraient un jour dans ta position, le fameux jour du 30 juillet 2017. Cher Mathieu, je te souhaite de faire en sorte que les routes de demain soient plus sécuritaires que celles de hier. Pour ta mère qui conduit, pour ton frère qui prend une marche, pour tes enfants qui jouent au soleil. J’espère, Mathieu, que ton témoignage et ta voix brisée feront en sorte qu’on partagera collectivement cette responsabilité. C’est ça vivre en société.

Sincèrement,

une communauté en deuil.

14 pensées sur “Lettre ouverte à Mathieu Grenon

  • août 8, 2017 à 11:16
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    Wow très beau texte, et pour une fois un texte sans jugement, mais avec juste des faits. Bravo â l’auteure de ce magnifique texte .

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  • août 8, 2017 à 2:08
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    Wow je suis sans mot super texte sans jugement et très bien écrit

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  • août 8, 2017 à 2:10
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    J’en suis émue, totalement émue. Je n’aurais pu mieux dire et je dois avouer que j’aurais été pas mal plus cinglante. Mais à tout y réfléchir, un texte sensé, émouvant et combien juste. Félicitations d’avoir mis en mots toutes nos pensées, sans jugement mais, qui j’ose espérer, fera réfléchi le petit clin clin qui se trouve ok pour prendre le volant même s’il se trouve un petit peu « feeling » comme ils disent.

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  • août 8, 2017 à 8:39
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    wowww quelle belle façon de relater cet incident malheureux mais quel dommage de croire que rien ne peut ébranler ces personnes qui prennent cette décision et qui continueront de le faire une fois le choc passé. Bravo tout de même à l’auteur de ce magnifique texte.

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  • août 9, 2017 à 4:46
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    Le pire dans tout ça, c’est qu’il doit même pas en avoir de conscience.
    Pendant que moi je courait nu-pied au coin de la rue parce que ma fille prends ce coin de rue plusieurs fois par jours avec ses amies et que rendu au coin je marchais sur de la chair et que je découvre un tronc humain pas de tête , j’en sort complètement traumatisé, depuis ce temps chaque fois que je dort, je revois l’image.
    Chaque fois que ma fille part à pied (justement pendant que j’écris, elle est surement en train de virée le coin). Je stresse à m’imaginer toute sorte de scenario.
    Surement aussi que la première petite policière qui est arrivée sur les lieux et a recouvert le corps d’une couverture est aussi traumatisée que moi.
    Il y avait aussi un autre monsieur, qui étai là, je peux pas parler pour lui, mais personne n’a à voir quelque chose d’aussi horrible dans sa vie.
    À deux coin de rue de là, une dame en pleur m’a raconté qu’elle à aidé la jeune femme à sortir de la voiture en lui enlevant de la chair sur elle, car le restant du monsieur était dans la voiture. Cette femme est en pleur depuis ce temps.
    Et dans tout ça, il ne faut pas oublié la famille qui est en deuil et qui sont enragés qu’un des leurs est connu une fin aussi atroce. (Je m’avance là-dessus, car je les connaît personnellement.)
    Oui c’est une belle lettre sans jugement, mais tous les témoins impliqués dans cette accident sont marqués à jamais et le restant de leurs vie en sera changé. Parce que nous avons une conscience, de l’empathie et du jugement.
    Moi je crois qu’un jeune homme qui a des antécédents criminel et qui continue quand même à défier la loi en est dépourvue.
    Je sais je suis pessimiste, mais réaliste. pendant qu’on est tous traumatisés, sont seul soucis dois-être comment il vas s’en sortir et combien ça vas lui coûter.
    Je suis d’accord avec une chose cependant, on est tous responsable de ses actes, je suis tanné d’entendre que ses la faute de Pierre, Jean, Jacques. Par contre on à aussi tous une responsabilité sociable.
    Es ce une bonne idée d’embarquer dans une voiture avec un conducteur ayant les facultés affaiblies?
    Es ce une bonne idée d’encourager des rassemblements de jeune avec boisson à flot et les laisser partir en plein heure de pointe sur nos route?
    (Je sais pas, mais moi je leur offrirait au moins une place ou ils peuvent monter une tente et coucher.)
    Pour la police, ils ne faisaient que leur travail, sur le coup, sur l’adrénaline. J’aurait surement partie après moi-aussi.
    En tout cas. Ça m’a fait du bien d’en parler.

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    • août 9, 2017 à 9:15
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      Bonjour Sylvie,
      Je vous remercie de votre témoignage, car il est évident que la douleur est de loin plus vive pour les résidents de Pointe-Calumet que pour ceux qui ont lu le tragique événement dans les nouvelles. Je suis entièrement d’accord sur vos derniers propos en ce qui concerne la responsabilité sociale et les décisions/préventions qui auraient possiblement pu éviter ce drame. Vous dites que vous êtes pessimiste. Je ne crois pas. Je pense que votre point de vue est légitime, même si j’espère fortement que le concerné en tire une quelconque leçon. Après tout, c’est l’unique chose souhaitable qui pourrait en résulter. On ne pourra jamais guérir ou effacer les séquelles qui en découleront. On ne pourra jamais enlever la douleur ou la peur des gens de Pointe-Calumet. Tout ce qu’il reste à espérer, c’est que ce jeune homme ne refasse plus jamais preuve d’une aussi grande irresponsabilité et que de son histoire, d’autres réalisent la portée de leur action.

      Je suis consciente que vous faites partie des gens qui en sont le plus touchés et pour ça, j’éprouve un immense chagrin et une vague de sympathie pour vous qui devrez vivre avec ces images. Avec le traumatisme et avec la peur aussi que quelque chose de similaire arrive à votre fille ou à un autre de vos voisins. J’espère que vous avez compris que ce texte découlait d’un besoin de faire réfléchir, en souhaitant qu’on limite (bannisse même) du mieux possible les comportements de ce genre. Si ça vous a fait du bien d’en parler, ça m’a fait du bien de vous lire également. Dans la mesure du possible, je vous souhaite de guérir des blessures émotionnelles que cela vous a causé. Et surtout, ne vivez pas cela seule. Ventilez, parlez-en, pleurez si c’est nécessaire et si le besoin se fait sentir, n’hésitez pas à aller chercher de l’aide. C’est quelque chose de lourd à porter et vous n’êtes pas seule.

      Je vous souhaite le meilleur, Sylvie <3

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    • août 10, 2017 à 2:01
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      Merci madame silvie! Vous et moi avons vu des images horrible que nous allons jamais oublier. Vous avez vu les jambes de cette homme merveilleux et moi se fus le haut du corps dans la voiture juste avant de porté secours à cette jeune femme. Moi en temp normal je n’avais pas peur le soir dehors aujourd’hui oui, lorce que les voitures passé au côté de moi je vais sur le gazon pour être sûr que la voiture me harpe pas et moi aussi lorce que mes enfants sorte je suis inquiète. Mais nous devons essayer le plus possible de voire le futur positif. Courage à vous!

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  • août 9, 2017 à 7:39
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    bonjour, je vis à quelques centaines de pieds d’ou l’accident est arrivée, si je n’avais pas pris la décision d’aller chercher une chaise dans mon cabanon, cette après-midi-là, peut être que je me serais trouvé face à face avec ce véhicule qui arrivait à 120 km… j’ai entendu les sirènes des autopatrouilles qui venaient de tous les côtés de ma rue, j’ai vu plusieurs autos de police, ne sachant pas trop ce qui venait de se passer, je n’ai pas arrêté, on m’attendais pour une fête, j’ai lu toute la journée des versions différentes sur le spotted de ma ville, une jeune garçon est mort; deux personnes sont décédés, etc… de la confusion, il y en a eu beaucoup, car le corps a été SECTIONNÉ EN DEUX, ça vous donne une idée de la scène horrible que les gens de mon coin ont vue, entendue, vécu… je lui souhaite de vivre ce qu’il a à vivre, des remords pleins la tête pendant des années, de revivre la scène horrible d’avoir un cadavre que tu as toi-même tué, se vider de son sang dans son auto, vous saviez que le haut du corps de l’homme a tombé dans l’auto, et que ses jambes sont tombées dans la rue, vous saviez toute l’histoire ou vous n’avez pas tout lu dans les journaux… la dame qui a parlé aux nouvelles étaient une voisine, et a clairement dit qu’ils étaient tous saouls…. bref, dans votre monde de Walt Disney, il n’y a personne qui prend ses responsabilités, une chance que la justice existe. On parle d’INCIDENT MALHEUREUX plus haut….!!! si cet incident était arrivé dans votre rue, avais frappé un de vos frères, soeurs, enfants…. vous parleriez encore d’incident?? le chauffeur était un idiot de premier ordre, il en a fait plusieurs fois la preuve… un minimum de responsabilité et d’intelligence aurait changé tout le cours de sa vie, ce 31 juillet 2017.

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    • août 9, 2017 à 8:51
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      Je suis tout à fait en accord avec vous en ce qui concerne le fait qu’un minimum de responsabilité et d’intelligence aurait changé le cours de sa vie. Pas seulement la sienne, celle de toutes les autres personnes qui se sont retrouvées sur place cette journée-là et qui auront à vivre avec des images que personne ne devrait voir, dans une vie. Difficile de juger via un texte, mais le vôtre semble contenir beaucoup de colère. Et si je trouve que votre colère est justifiée envers l’auteur de ce crime, je ne crois pas qu’elle le soit envers l’auteure de ce texte.

      Si tout ce que vous en retenez est que dans mon monde de Walt Disney personne ne prend ses responsabilités, alors vous n’avez clairement pas compris l’essence du message. Je n’étais pas sur place. Je ne remets pas en question la parole de votre voisine, je suis prudente sur les faits que j’avance car je ne les ai pas tous en mains. Idem à votre colère et à la douleur des autres, impossible de la partager au même degré que vous car tous ceux qui étaient absents ne sauront jamais à quel point ces images étaient horribles. Profondément désolée que le choix du terme «incident malheureux» vous ait dérangé. Au-delà de ça Suzie, je vous rappellerai que plutôt que de secouer la tête, de fermer le portable sur lequel je lis les nouvelles et de continuer à vaquer à mes occupations, j’ai pris la peine d’écrire ce texte. Parce que ça m’a bouleversée. Parce que c’est une tragédie qui aurait pu être évitée. Parce qu’on néglige trop souvent les dangers associés à une conduite dangereuse et parce que la sécurité de chacun est une responsabilité sociale et collective. J’ai choisi d’écrire ce texte parce que si une seule personne peut en resortir conscientisée et peut y réfléchir à deux fois avant de se mettre elle et les autres en danger, ce sera déjà une personne de plus. J’aurais espéré que vous songiez au message qu’il portait avant d’y chercher la moindre chose à condamner. Sur ce, je souhaite mes sympathies à toutes les personnes dans le deuil et je souhaite profondément de tout mon coeur que tous ceux qui sont hantés par ce qu’ils ont vu s’en remettent. Ou du moins, que le temps apaise leur douleur et qu’ils apprennent à mieux vivre avec ces images qui déchirent l’âme.

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  • août 10, 2017 à 11:34
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    Merci Annie,
    J’habite à Pointe-Calumet depuis 30 ans à un peu plus d’un ou deux km de cet épouvantable accident.
    Ton texte m’a beaucoup touché…
    Bien sur, je ne suis pas dans la peau de ces gens qui ont vu ces horreurs de trop près mais, cette histoire m’a affreusement troublée. Tu sais, les  »ça aurait pu… »
    Ici, on connaît bien nos voisins.
    La plus part de nos enfants, petits enfants, les enfants de nos voisins sont tout près.
    Même les enfants que l’on a côtoyés depuis la maternelle et qui sont devenus parents à leurs tours.
    C’est une belle communauté.
    Je trouve que l’essence de ton message est important.
    J’en proposerais bien la lecture à tout les jeunes futurs conducteurs qui sont en formation dans les écoles de conduites.
    Bien sur ce message s’adresse à tout le monde.
    Comment rejoindre tout le monde?
    En partageant j’imagine…

    ALORS, PARTAGEONS!!

    Merci encore

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  • août 10, 2017 à 1:22
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    Très beau texte et très touchant! Cependant, je doute fort que ce criminel en comprendra le sens…si il le lit bien entendu…il mérite la prison à vie sans probabilité de libération…that’s it…

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  • août 10, 2017 à 10:20
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    Bravo madame, bonne chance à Mathieu et à tous ceux qui sont bouleversés, privés d’une personne qu’ils aimaient, privé d’un fils que qui ne sera plus jamais le même… plein de pensées positives pour vous.

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    • septembre 8, 2017 à 5:57
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      Que voulez vous dire par « bonne chance à Mathieu » ??????????

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  • septembre 8, 2017 à 5:56
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    MATHIEU GRENON, inquiète toi pas. Si la justice ne se fait pas comme d’habitude, on va te RAMASSER ma petite VIDANGE HUMAINE…

    Tu vas voir le visage de la souffrance.

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